Meine Freiheit zu brechen Chapitre 1

Meine Freiheit zu brechen     Chapitre 1
J'ai mal ... J'aimerais crier mais ne peux ouvrir la bouche. Mais que m'arrive t'il ? Je souffre, la douleur remonte le long de mes bras pour atteindre mon c½ur, et ainsi le déchiqueter, telle une bête agressive.
Je
n'arrive pas à ouvrir les yeux, tel un aveugle, une personne à qui on les aurait arrachés avec rage. Je me bats contre moi-même, voulant retrouver la vue, voulant mettre mon c½ur a nu.
Par pitié, éteignez le feux qui brûle en moi, débarrassez moi de cette souffrance, rendez moi l'utilité de mes yeux ...

A
croire que quelqu'un avait entendu ma prière, je réussi d'un coup à lever mes paupières, non pas sans douleur. Le choc fut d'ailleurs si brutal que j'eu crut qu'on me les avait arraché à l'aide d'un fer brûlant.
J
tais aveuglé ... aveuglé par une lumière blanche. Voulant protéger mes yeux, j'ai essa de lever mes bras, en vain. J'étais en effet attaché, assis à même le sol glacé. Mes sens reprenaient peu à peu le dessus, me révélant l'endroit dans lequel je me trouvais.
I
l faisait froid, humide même. Je souffrais tellement, mes yeux me brûlaient, et j'avais l'horrible impression que mon torse était transpercé d'horribles blessures. Mais cette lumière aveuglante m'empêchait d'apercevoir l'ampleur des dégâts.
Je voulais me défaire de mes chaînes, hurler pour qu'on vienne me chercher, pour qu'on vienne me secourir.
D
es larmes glacées coulaient le long de mes joues, sans même que je m'en rende compte.

A
u secours, qui que vous soyez, venez me délivrer ... Je consume, je me meurt, et finirai en tas de cendre.
J
e voyais ma vie défiler devant mes yeux ? Qu'avais-je fais pour mériter une telle punition ? Rien me semblait-il. Non, rien. J'avais passé ma vie à proger mon jumeau, comme aurait fait n'importe quel grand frère, j'avais passé ma vie à rire et à sourire.
Et
ait-ce parce que j'étais trop heureux que la vie ait décidé de reprendre le dessus ?
Ri
en, non plus rien ne pouvait m'aider. Mes oreilles sifflaient, me donnant un mal de tête insurmontable, mes blessures s'infectaient, mes yeux me brûlaient.
J
'allais brûlé vif en silence, brûlé vif sans témoin ... enfin je l'espérais.

- Ah ...

Un cri de douleur, étouffé par le poids du sommeil. Une voix que je connaissait si bien ...

- Bill !

Ma v
ision s'éclaircit d'un coup, comme si le fait de savoir que mon jumeau était à mes côtés, et certainement en train de souffrir, était beaucoup plus fort que la douleur.
C'
est ainsi que je découvris mon double, le corps en lambeaux, gisant sur le sol.

# Posté le mardi 19 juin 2007 12:08

Modifié le mardi 08 janvier 2008 13:39

Meine Freiheit zu brechen Chapitre 2

Meine Freiheit zu brechen    Chapitre 2
- Bill ! Bill répond moi !

Silence pour unique réponse. J'avais peur, peur d'avoir été trop long à réaliser, peur d'avoir perdu mon jumeau.
La
salle dans laquelle nous nous trouvions était sombre. Tout était dans les tons gris, des murs au sol, en passant par les chaînes qui retenaient mon frère. On aurait dit un vieux cachot, digne des films médiévaux. Le plafond était lui très haut, ce qui contrasté à l'étroitesse de la pièce. En effet, le corps ne se trouvait qu'à quelques centimètres du mien, mais mes liens m'empêchaient de le toucher, pour essayer de le réveiller.

-
Bill ! Bill tu m'entends ? Au secours !

Rien
... Aucune action de mon frère, aucune personne venant nous aider. De toute fon, comment aurait-elle pu entrer ? La salle avait pour seule issue une immense porte en fer forgé, qui ne laissait seulement entrevoir le long couloir qui se trouvait de l'autre côté ... nulle personne qui ne disposait pas des clés ne pouvait y pénétrer.

-
Bill ...

Un simple soupir s'échappa de mes lèvres, comme si la fatigue et la douleur avait repris le dessus.
Il est vrai que mes membres engourdis me faisaient toujours aussi mal, mais cette vision d'horreur m'avait fait oublier toute notion de douleur, à part celle qu'éprouvait mon c½ur.
Bi
ll avait le poitrail sectionné en deux, comme si quelqu'un avait voulu s'emparer de son c½ur. Une immense marre de sang s'étalait autour de lui, tel un blessé de guerre, que l'on ne pouvait secourir.
Ce
sang, il y en avait des litres et des litres ... Aucune personne ne pouvait en perdre autant. Comment ? Comment était-ce possible ?
To
ut en posant un regard plein de tendresse sur mon jumeau que j'aurais voulu serrer dans mes bras, j'ai examiné sa plaie. Seul un couteau pouvait faire une coupure aussi nette. Quel monstre avait troule courage de faire ça à mon jumeau ?

- A
h ! Bill, je te vengerai !

N
on, cela n'était pas possible, il ne pouvait pas être mort ... non.
Je
sentais des larmes couler le long de mes joues, jusqu'à se perdre à mes genoux. Je ne voulais pas, ce n'était pas possible.
T
out ce sang ... par terre ... si proche de mon corps ... qu'on aurait pu croire qu'il s'agissait du mien. D'un geste vif et apeuré, j'ai regardé mon torse, qui me faisait si mal quelques minutes auparavant. Ce n'était donc pas seulement le sang de mon jumeau qui s'était réparti sur le sol ... Sur mon poitrail, se trouvait la même blessure, aussi distincte, aussi profonde ... Merde.

# Posté le jeudi 21 juin 2007 15:30

Modifié le mardi 08 janvier 2008 13:39

Meine Freiheit zu brechen Chapitre 3

Meine Freiheit zu brechen    Chapitre 3
Je serais fort pour toi ... J'ai besoin de toi. Soit fort pour moi. Reste avec moi. Ne m'abandonne pas. J'ai besoin de toi, tu es ma moitié, une partie de moi tellement importante, un peu mon unique raison de vivre, puisque sans toi ... la vie perd tous son sens.
Il
est vrai que je me suis souvent caché derrière des vitrines de silence, pour te cacher un peu de moi. Il est vrai que je n'ai pas toujours était comme je le désirais, mais toujours comme il le fallait. Non pas que j'avais honte de mon avis, mais simplement que je ne voulais pas te blesser.
P
lusieurs fois déjà, tu m'as parlé de partir ... partir loin. Certainement trop loin pour que je le supporte. Mais au lieu de te supplier de rester, j'ai fait l'indifférent ... pour ne pas te retenir, ne pas t'empêcher de vivre ta vie, qu'elle soit loin ou proche de moi.
A
ujourd'hui, tu étais là, en face de moi, les yeux clos, le corps gisant par terre, tel un mort. Tu ne l'étais pourtant pas ... simplement car j'avais la même blessure suspecte sur le ventre, et que moi, j'étais plein de vie ... A par si ... Non, je ne pouvais pas être mort. Cet endroit était bien trop horrible pour être le paradis.
A
u sol, nos sangs se mélangeaient, ne formant plus qu'un ... Cette scène, digne des plus grands filmsl'hémoglobine était roi, me faisait froid dans le dos. Une telle blessure aurait du me tuer, lui aussi ... alors qu'est-ce qui me retenait a la vie.
Peut-être lui, cet être si important à mes yeux, qui était assis devant moi, la tête retombant sur son épaule. Il fallait que je le réveille, qu'il me réponde, qu'il m'entende. Il fallait que je le ramène à la vie.

-
Bill ! Réveille toi.

Je
bougeais les bras, pour faire un bruit de chaîne, cela ne fit que m'arracher un cri de douleur, mais ne réveilla pas la belle devant moi.

-
Bill, répond moi, s'il te plait.

Rie
n, aucune réaction. Etait-il vraiment parti ? Non ...

-
Bill !!

solé petit frère ...
Non
pas sans douleur, j'ai rapproché une de mes jambes des siennes, et tout en réunissant mes dernières forces, je lui donnais un coup de pied, puis un deuxième, un troisième.
J
'allai abandonné, quand je vis ses yeux bouger, son expression du visage changer.

- Bill tu m'entends ?

Il ne bougeait pas, enfin presque ... Je lui ai donc donné le coup de grâce, non pas sans peine.

- Ahh !

Je
ne savais pas si cela était très bon pour sa blessure, mais au moins, il avait repris conscience.

-
Tom ... Qu'est-ce ... qu'il ... te prend ?

Son
regard interrogateur me faisait tant rire. Je retrouvais mon petit frère, tout aussi souriant qu'à l'époque où tout allé bien. Qu'elle sourire d'ange ... D'ailleurs, comment étions nous arrivé ici ? Je n'en avais aucun souvenir ... Peut être ces coupures pouvait nous indiquer notre passé.

- Ri
en ... Rien ...
-
Mais Tom, tu saignes ! Tom !
- T
oi aussi fréro ...

Il s
e baissât ... Regarda son torse, blêmit et restât muet.

- B
ill ... C'est pas grave ... On est ... on est toujours en vie ... enfin je crois.

Il
n'avait pas relevé la tête, je me demandais si il ne pleurait pas. Sans même bouger, il murmura quelque chose de presque inaudible.

-
Tom, mais qu'est qu'on fou là ?

# Posté le samedi 14 juillet 2007 11:45

Modifié le mardi 08 janvier 2008 13:38

Meine Freiheit zu brechen Chapitre 4

Meine Freiheit zu brechen    Chapitre 4
Comment voulait il que je sache ? Moi-même je voulais qu'il m'apporte la réponse aux questions qui me tourmentées.

- Je n'
en sais rien.

Il commençait à tirer sur ses chaînes, telle une bête sauvage apeurée par ses prédateurs. Il avait peur, cela ce voyait tellement. Je n'avais jamais vu mon frère dans un tel état de panique, aussi blanc, aussi tremblant, aussi ... fragile.

- Bil
l, ça ne sert a rien.
-
Je ne veux pas mourir ici moi !
- Tu ne crois pas que j'ai déjà essayé ?
- Tom, j
e brûle.

Oui,
moi aussi je connaissais cette souffrance. Cette coupure me faisait tellement mal, que j'avais l'impression que la douleur se répartissait dans tous mes membres, n'épargnant pas un centimètre de peau.

- J
e sais. Moi aussi petit frère.
- Arrête de m'appeler comme ça, c'est parce que tu sais qu'on va crever ! Hein ?
-
Je n'en sais pas plus que toi.

Il se t
ait, tout en continuant a tirer sur ses liens. Qu'il était beau comme cela. Je n'avais qu'une envie, le sentir prés de moi, pouvoir le protéger, le sauver.

- Tom,
approche toi, s'il te plait.

E
n silence, j'ai approché ma tête de son torse blessé, la seule partie de mon corps encore libre. Il fit de même, de tel que nos joue se collèrent, cela me fit un bien étrange, l'impression que tout était loin, nos problèmes, cet endroit, tout ... Simplement nos corps, planant dans les airs, l'un pour l'autre, et l'éternité mélangeait a l'infini autour de nous.
Il
se décollât lentement de moi, et mis son visage en face du mien, tellement proche que je ne pouvais voir que ses yeux entourés de noir et sentir son nez contre le mien.

- Tom
... je ...

Un
bruit strident lui coupa la parole. Je me suis retourné en sursaut vers la grille qui nous gardait prisonnier. Une vielle femme, courbé par l'age, venait de l'ouvrir. Elle parut d'abord surprise, certainement de nous voir tout deux les yeux ouverts, puis partie en détallant, tout en n'oubliant pas de refermer la porte avec soins. Elle criait, mais cela ne ressembler pas à un bruit de peur, mais plutôt d'alerte, comme pour prévenir d'autre personnes de notre réveil.
Un fois
que les bruits de pas, et que les cris disparurent complètement, Bill reprit la paroles.

- C'ét
ait qui ?
- Je cr
ois que nous ne sommes pas seul, ici.
-
Mais ... Tu penses qu'ils nous veulent du mal ?
- On ne peux pas aimer quelqu'un que l'ont préalablement attaché, découpé, et laisser moisir ici.

Il tremblait, cela se voyait tellement. Son regard apeuré, recherchait le mien. Il rapprochât doucement son visage du mien, non sans gênes, et déposa simplement ses lèvres glacées sur les miennes.
J'état trop surpris pour réaliser. Au bout de quelques secondes, qui parurent éternité, il releva la tête, regardant le sol, toujours recouvert de nos sangs.

-
Puisque l'on ne va pas tarder à mourir, autant te l'avouer, non ?

Cette scène m'ému, lui avec ses joues rouges écarlates, ses yeux qui n'osaient plus regarder les miens, son sourire crispé, comme fière mais honteux de se qu'il venait de faire, lui tout simplement magnifique.
Il est vrai que j'étais surpris, mais moi aussi j'avais toujours appréciai sa présence, plus que celle des autres, mais j'avais toujours mis cela sur le dos de l'amour fraternel, mais si cela était plus ?
Tout en tirant sur mes bras, que j'avais l'impression d'arracher, j'ai posé ma tête sur son épaule. De là je pouvais entendre sonur battre en chamade, et sentir son souffle saccader s'écraser sur mon visage.
I
l ne bougea pas, comme pour savourer, comme moi, notre proximité pesante.

- Je
suis désolé Tom.
-
Pourquoi ?
-
Parce que ... je ... je t'aime ...
- Mais ... moi aussi ...

Oui,
de simples paroles. Peut être les dernière que l'on s'échanger, alors pourquoi ne pas s'avouer ce que l'on ce cachait.
Pour
la première fois, je me suis emparé de ses lèvres, recherchant directement sa langue. Notre premier baiser fut passionné, certainement à cause de nos désirs trop de fois refoulés.
Une no
uvelle fois, le bruit de la grille se fit entendre.

-Quoi
qu'il arrive, sache que je t'aimerai toujours Bill ...
-
Moi aussi ... moi aussi.

Et c'
est le regard apeuré, que nous nous sommes tout les deux retourné vers nos hôtes.

# Posté le samedi 14 juillet 2007 11:47

Modifié le mardi 08 janvier 2008 13:38

Meine Freiheit zu brechen Chapitre 5

Meine Freiheit zu brechen    Chapitre 5
[align=jystify]
Trois homme
s se tenaient devant nous. Ils avaient tous les trois le visage balafré, l'un d'eux en était même défiguré. Ils avaient l'air plus qu'agressifs, leurs regards hargneux se posaient sur nous, comme pour nous défier.

- J
'ai peur.

Bill avait soufflé cette simple phrase, seul moi avais pu l'entendre. Il s'agissait bien d'un appel de détresse, mais comment le secourir fasse à un tel risque. Nous étions simplement en infériorité.
Un des h
ommes, le plus affreux, s'approct de nous, le regard vide, un sourire aux lèvres.

- A
lors ? Réveillés ? Vous auriez mieux fait de rester endormis, ça vous aurait permis un peu plus de pit.

Si
je n'avais pas réveillé Bill, rien ne lui serait arrivé ? Je m'en voulais tellement à présent. Je venais de signer son arrêt de mort, inconsciemment.
A
lors que j'étais sur la défensive, prés à l'attaque, Bill, lui était terrorisé, et immobilisé par la peur. Immobile, il les regardait d'un regard suppliant.
L'homme
se retournât vers ses acolytes, nous ignorant de nouveau.

- Il n
ous faut les deux tout de suite, ou j'en prends qu'un seul ?

Il
voulait nous séparer ? Non, ce n'était pas possible. Deux jumeaux ne pouvaient pas mourir séparément. On ne pouvait pas m'arracher à ma moitié.
Je vis un
e larme dégoulinée le long de la joue de Bill. Il me lançât un regard qu'il pensait discret, dans laquelle je pouvais lire une sorte d'adieu.
L'homme s'approcha dangereusement de mon frère.

- Toi
, là, t'as une tête que ne me reviens pas.

Sans
même prévenir, il lui donna un coup de pied dans le crâne. Bill, dans un dernier cri, tomba violemment contre le sol, créant un bruit sourd qui résonna dans la salle. Les autres riaient, moi je voyais la tête de mon frère qui commençait à saigner, rajoutant un peu de rouge au plancher déjà écarlate.

- No
n ! Vous l'avez tué, espèce de monstre.
- O
h, toi le frangin tu te calmes. Non on ne l'a pas tué, on a besoin qu'il soit en vie, encore pour quelques heures.

Comment,
comment pouvaient ils faire preuve de tant de haine ? Ils prirent le corps qui semblait sans vie de mon frère. Les larmes aux yeux, je les voyais l'emporter en dehors de notre cellule. J'ai commencé à me débattre contre mes chaînes, combat perdu d'avance, je le savais bien, mais il ne me restait que cela.

- Rende
z moi mon frère ! Il est a moi ! Rendez le moi ! Je l'aime ...

J'
ai laissé tomber mon visage sur mon torse, déjà plus que blessé. L'homme qui avait tapé mon frère rentra, en silence, et se dirigea vers moi.

- Tais toi ! On a besoin de silence ! Sinon je te réserve le même sort que ton jumeau.
- Faite de moi ce que vous voulez, sans lui je ne suis plus moi.
-
Ne t'inquiètes pas ! Tu ne tarderas pas à le rejoindre.

Son sou
rire était sadique, comme si le sort qu'il me réservait le rendait joyeux. Il approcha sa main de mon visage, comme pour me caresser la joue. Sans même me poser de questions, je lui ai craché dessus. Rien que l'idée de sentir la peau du meurtrier de mon frère sur la mienne, me dégoûtait. Je n'avais de toute façon plus rien à perdre, à présent.
L'homm
e ne dit rien, retirant simplement sa main. Moi je restais les yeux fixés sur les chaînes qui retenaient mon frère quelques minutes plus tôt, comme dans l'espoir de le voir réapparaître à la même place.

- Po
urquoi ?
-
Pourquoi quoi ?
- Pour
quoi faites vous cela ?
- C'est a
ssez compliqué.
- J'a
i tout mon temps, je veux simplement comprendre.
- Non
tu n'as pas tout ton temps, tu ne vas pas tarder à regagner ton frère.
- Je
sais, le plus tôt sera le mieux.

Je lui pa
rlais sans même le regarder, ce qui devait le déstabiliser.
D'un s
eul coup, j'entendis un cri, le cri de mon jumeau, je le reconnaissais bien. Tout mon corps était pris de frissons, de brûlures, comme si je souffrais avec lui.

-
Bill !!
- B
ill ? Joli prénom.
- Q
uoi ? Vous ne connaissez même pas nos prénoms ?
- Non, et cela nous est bien égal.
- Ma
is alors pourquoi ?
-
Vous êtes jumeaux, et tellement proche ... Cela ne vous a jamais surpris ?
-
Qu'est ce qui devrait nous surprendre ?
- Vo
tre proximité. Cela s'explique pourtant.
- N
on.
- Vous
êtes jumeaux, et même plus. Ce qui crée ce lien est le fait que vous ayez le même c½ur.
- Le
même c½ur ?
- Ou
i, un simple et même c½ur, coupé et en deux, une partie habitant chacun de vous deux.
-
Mais ...
-
Tu te demandes ce que cela nous apporte ? Tout simplement que si l'on joint un c½urs qui était séparé de la sorte, cela offre ce que l'on appel l'immortalité.
- L'
immortalité ?
- Oui, p
our simplement le prix de deux vies. Mais cela est tellement rare. Il faut que les jumeaux soir plus que liés, et vous l'êtes.
- Ce
qui explique nos coupures sur le torse ?
- O
ui, une simple vérification.

Un
autre cri résonna dans la salle. Mon frère, toujours mon frère. Je souffrais avec lui, dans l'espoir de l'aider dans cette épreuve, puisque maintenant j'en était certain, comme nous avions tout les deux le même c½ur, nous étions une partie l'un de l'autre.
Pu
is les cris cessèrent d'un coup. Je me sentais étrangement vide, je savais que pour lui tout était fini, que sa souffrance s'était éteinte à jamais. Je savais aussi que je n'allais pas tarder à le rejoindre, et que notre amour n'en sera que plus fort.
Un
des hommes revint devant la grille. Ses mains étaient couvertes de sang, le sang de mon jumeau, a qui on avait arraché le c½ur à vif. L'homme me détacha soigneusement, je ne me suis même pas débattu. Je savais ce qui m'attendait, je n'avais même plus peur.

Bill
attend moi, je te rejoins. Là bas nous serons enfin ensemble, et nos c½ur réunis ne formeront plus qu'un.

[align]Ende

# Posté le samedi 14 juillet 2007 11:49

Modifié le mardi 08 janvier 2008 13:37